Exemple CRBO PDF : 12 modèles à télécharger
Dyslexie, AVC, retard de langage, bégaiement... Téléchargez 12 exemples de CRBO en PDF, conformes à l'arrêté 2023, commentés section par section.

En France, la recherche d'exemples de CRBO en PDF représente plus de 720 requêtes mensuelles. Cette demande révèle un besoin concret : disposer de modèles fiables pour cadrer sa rédaction, gagner du temps et s'assurer de la conformité réglementaire. Pourtant, la majorité des exemples disponibles en ligne présentent un seul profil pathologique ou ne respectent pas l'architecture imposée par l'arrêté du 25 juillet 2023. Notre guide complet sur la rédaction d'un compte rendu de bilan orthophonique couvre les fondamentaux ; cet article va plus loin : 12 modèles téléchargeables couvrant les profils les plus prescrits en libéral, de la dyslexie à l'aphasie post-AVC, en passant par le bégaiement et les troubles de la déglutition. La structure d'un CRBO varie fortement selon le profil du patient. Les différences entre CRBO enfant et CRBO adulte méritent d'être explicitées avant de choisir votre modèle : l'anamnèse, les tests administrés et les axes thérapeutiques diffèrent radicalement entre un enfant en grande section présentant un retard de langage oral et un adulte de 72 ans avec des troubles cognitifs post-AVC.
Ce qu'un bon exemple de CRBO doit contenir (et ce que la SERP ne vous montre pas)
La plupart des exemples disponibles en ligne souffrent de trois écueils : un seul profil pathologique présenté, aucune mention explicite de conformité réglementaire, et des scores fictifs peu réalistes. Un bon modèle de compte rendu orthophonique respecte l'architecture définie par l'avenant n°20 à la convention nationale des orthophonistes, intégré dans l'arrêté du 25 juillet 2023. Cette architecture impose six sections non négociables :
- Objet du bilan : données administratives, motif de consultation, prescripteur.
- Anamnèse : antécédents médicaux, développement (enfant) ou histoire de la pathologie (adulte), contexte scolaire ou professionnel.
- Évaluation par axe : observations cliniques (phonologie, lexique, morphosyntaxe, pragmatique, fluence…).
- Tests normés réalisés : scores bruts, notes étalonnées, interprétation.
- Diagnostic orthophonique : terme nosologique reconnu (TDL, dyslexie-dysorthographie, aphasie de Broca…), sévérité, axes touchés, correspondance NGAP.
- Projet thérapeutique : objectifs numérotés, fréquence et durée estimée, coordination pluridisciplinaire.
Tous les modèles présentés dans cet article suivent cette structure. Ils intègrent des scores cohérents avec les étalonnages officiels des tests (EVALO 2-6, N-EEL, LMC-R, MT 86…) et formulent un diagnostic explicite, condition sine qua non depuis la suppression de la demande d'accord préalable (DAP) par l'avenant n°21. Le CRBO est désormais le seul document qui justifie la prise en charge a posteriori en cas de contrôle CPAM.
L'arrêté du 25 juillet 2023 précise les obligations rédactionnelles applicables depuis le 1er octobre 2023. Consultable sur [Légifrance](https://www.legifrance.gouv.fr). La Fédération Nationale des Orthophonistes publie également des recommandations sur la rédaction des CRBO, disponibles sur [fno.fr](https://www.fno.fr).
Les 12 exemples de CRBO en PDF : tableau récapitulatif
Les modèles ci-dessous sont fictifs et anonymisés. Ils sont fournis à des fins pédagogiques uniquement et ne constituent pas des CRBO à copier-coller. Chaque compte rendu doit refléter fidèlement les données cliniques réelles du patient évalué.
| # | Pathologie | Profil patient | Tests-clés mentionnés | Lien PDF |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Retard de langage oral | Enfant 4 ans, GS maternelle | EVALO 2-6, N-EEL | [Télécharger](/outils/generateur-trame-crbo/) |
| 2 | Trouble du développement du langage (TDL) | Enfant 6 ans, CP | EVALO 2-6, N-EEL, ELO | [Télécharger](/outils/generateur-trame-crbo/) |
| 3 | Dyslexie-dysorthographie | Enfant 8 ans, CE2 | LMC-R, Timé 3, Chronodictées | [Télécharger](/outils/generateur-trame-crbo/) |
| 4 | Dysphasie (TDL sévère) | Enfant 7 ans, CP | BILO 3C, EVIP, ELO | [Télécharger](/outils/generateur-trame-crbo/) |
| 5 | Bégaiement | Enfant 10 ans, CM2 | SSI-4, protocole fluence | [Télécharger](/outils/generateur-trame-crbo/) |
| 6 | Troubles de la voix (dysphonie fonctionnelle) | Adulte 38 ans | Protocole vocal GRBAS, stroboscopie ORL | [Télécharger](/outils/generateur-trame-crbo/) |
| 7 | Aphasie post-AVC | Adulte 67 ans | MT 86, BDAE | [Télécharger](/outils/generateur-trame-crbo/) |
| 8 | Troubles cognitifs post-AVC (mémoire, attention) | Adulte 72 ans | MMS, GREFEX, RL-RI 16 | [Télécharger](/outils/generateur-trame-crbo/) |
| 9 | Dysphagie neurologique | Adulte 74 ans | MASA, FOIS, protocole textures | [Télécharger](/outils/generateur-trame-crbo/) |
| 10 | Autisme (TSA) - bilan langage et communication | Enfant 5 ans | CARS-2, ABLLS-R, EVALO 2-6 | [Télécharger](/outils/generateur-trame-crbo/) |
| 11 | Troubles de la déglutition chez l'enfant (fausses routes) | Enfant 3 ans | Observations cliniques, bilan fonctionnel | [Télécharger](/outils/generateur-trame-crbo/) |
| 12 | Bilan de renouvellement (dyslexie, 12 mois) | Enfant 9 ans | Timé 3, LMC-R (re-passation) | [Télécharger](/outils/generateur-trame-crbo/) |
Comprendre ce qui différencie chaque exemple : 4 critères de lecture
Tous les exemples de CRBO ne se lisent pas de la même façon. Quatre critères permettent d'exploiter un modèle de manière active plutôt que passive.
1. Le diagnostic est-il explicitement posé ?
Un exemple valide ne formule pas « difficultés langagières persistantes » mais pose un terme nosologique reconnu : TDL, dyslexie-dysorthographie, aphasie de Broca, dysphonie fonctionnelle… accompagné de sa sévérité (légère, modérée, sévère) et de ses axes touchés (phonologie, lexique, morphosyntaxe…). Depuis la suppression de la DAP par l'avenant n°21, le diagnostic porté dans le CRBO est le seul document qui justifie la prise en charge a posteriori. Un diagnostic flou fragilise le dossier en cas de contrôle CPAM et ne permet pas au prescripteur de comprendre la pathologie.
Dans le modèle #2 (TDL, enfant 6 ans), le diagnostic est formulé ainsi : « Profil compatible avec un Trouble du Développement du Langage (TDL) à prédominance expressive, de sévérité modérée, touchant principalement la phonologie, le lexique en production et la morphosyntaxe en production. »
2. Le projet thérapeutique est-il chiffré ?
Un projet vague (« rééducation orthophonique recommandée ») ne suffit plus. Le projet doit préciser le nombre de séances hebdomadaires, la durée estimée de la première phase, et les axes prioritaires numérotés. Cette précision est ce qui rend le CRBO opposable en cas de contrôle a posteriori. Les modèles proposés ici respectent tous cette exigence : par exemple, le modèle #7 (aphasie post-AVC) mentionne « Rééducation en libéral, deux séances hebdomadaires de 45 minutes, durée estimée 12 mois, avec réévaluation à 6 mois. »
3. Les tests sont-ils tous mentionnés, y compris ceux dans la norme ?
Erreur fréquente : ne reporter que les épreuves déficitaires. Un exemple fiable documente l'ensemble du profil, y compris les épreuves dans la norme. Cela évite une présentation biaisée du tableau clinique et protège en cas de contrôle. Mentionner uniquement les scores pathologiques donnerait une image incomplète et serait considéré comme une présentation lacunaire. Le modèle #3 (dyslexie) inclut par exemple les scores en compréhension orale (dans la norme) pour contextualiser les difficultés en lecture.
4. Les observations cliniques sont-elles séparées des scores ?
La confusion entre ce qui est observé spontanément et ce qui est testé est un piège rédactionnel classique. Les observations cliniques décrivent ce que l'orthophoniste a directement perçu : contact visuel, comportement en séance, débit de parole, recherche du mot… Les scores documentent les performances aux épreuves standardisées. Les exemples proposés séparent systématiquement la section « observations cliniques » de la section « évaluation par axe », conformément à l'architecture réglementaire.
Un bon exemple de CRBO doit être structuré, complet et conforme. Il ne suffit pas d'être long pour être valide.
Exemple annoté : focus sur le CRBO dyslexie (modèle #3)
La dyslexie est la pathologie la plus recherchée dans les requêtes associées à « compte rendu bilan orthophonique exemple ». Voici trois extraits du modèle #3 (enfant 8 ans, CE2), annotés pour comprendre ce qui les rend conformes.
Extrait 1 : Anamnèse
Motif de consultation et orientation Paul est adressé en bilan orthophonique sur prescription de son médecin traitant, à la demande conjointe de la famille et de l'enseignant de CE2. Ce dernier rapporte des difficultés persistantes en lecture et en orthographe : déchiffrage lent, erreurs phonologiques fréquentes, difficultés à copier sans fautes. L'enseignant note également une fatigabilité marquée lors des tâches de lecture longue.
Antécédents familiaux et scolaires Antécédent familial de dyslexie du côté paternel (cousin germain diagnostiqué). Scolarité en maternelle sans difficulté repérée. Entrée au CP marquée par un apprentissage de la lecture laborieux. Redoublement évité de justesse en CE1. Audition vérifiée en médecine scolaire en septembre 2024 : pas de déficit auditif. Pas d'antécédent ORL notable. Comportement adapté en classe, investissement dans les matières orales (mathématiques, découverte du monde). Commentaire : L'anamnèse mentionne l'orientation scolaire, les antécédents familiaux de « dys », et la vérification audiologique préalable. Cette dernière est essentielle pour écarter le diagnostic différentiel le plus fréquent (déficit auditif méconnu).
Extrait 2 : Tableau des scores (tests normés)
| Test | Épreuve | Note brute | Centile | Interprétation |
|---|---|---|---|---|
| LMC-R | Lecture de mots réguliers | 32/50 | P10 | Déficit modéré |
| LMC-R | Lecture de mots irréguliers | 18/50 | P5 | Déficit sévère |
| Timé 3 | Vitesse de lecture (texte) | 42 mots/min | P15 | Déficit modéré |
| Chronodictées | Orthographe (mots réguliers) | 12/20 | P20 | Limite |
| Chronodictées | Orthographe (mots irréguliers) | 6/20 | P5 | Déficit sévère |
Extrait 3 : Conclusion diagnostique
Le bilan met en évidence chez Paul un profil compatible avec une dyslexie-dysorthographie de sévérité modérée à prédominance phonologique. Les difficultés touchent principalement la voie d'assemblage (déchiffrage phonème-graphème), avec un impact marqué sur la lecture de mots irréguliers et l'orthographe. La compréhension orale est préservée (épreuve de compréhension de texte lue à voix haute par l'examinateur : P45), en cohérence avec un trouble spécifique des apprentissages de la lecture et de l'écriture.
Le diagnostic différentiel avec un retard simple d'apprentissage est écarté compte tenu de la persistance des difficultés au-delà de deux années d'apprentissage formel, de leur sévérité sur les axes phonologiques, et de l'absence de cause identifiée (audition vérifiée, pas de déficience cognitive notable, contexte langagier familial favorable). Commentaire : Le diagnostic est explicitement posé (dyslexie-dysorthographie, sévérité modérée, prédominance phonologique) et justifié par les scores. La mention de la compréhension orale préservée permet d'écarter un trouble plus large. Le diagnostic différentiel est documenté. Générer ma trame CRBO personnalisé → Générer ma trame CRBO personnalisé
Exemple annoté : focus sur le CRBO aphasie post-AVC (modèle #7)
L'aphasie est la deuxième pathologie la plus recherchée dans les requêtes associées à « exemple compte rendu orthophonique ». Voici trois extraits du modèle #7 (adulte 67 ans), annotés pour comprendre leur conformité.
Extrait 1 : Anamnèse
Contexte neurologique M. Durand est adressé en bilan orthophonique sur prescription de son neurologue traitant, six semaines après un AVC ischémémique sylvien gauche survenu le 15 janvier 2025. Hospitalisation initiale au CHU de Bordeaux (service neurologie, durée 12 jours), suivie d'un séjour en SSR neurologique (3 semaines). Imagerie : séquelles ischémiques temporo-pariétales gauches, pas de récidive signalée.
Évolution depuis la phase aiguë En phase aiguë, aphasie globale sévère (mutisme, compréhension quasi nulle). Évolution favorable en SSR : récupération partielle de la compréhension orale, reprise progressive de la parole (mots isolés puis phrases courtes). À la sortie du SSR, le patient produisait des phrases de 3-4 mots avec agrammatisme marqué et manque du mot fréquent. Plainte principale du patient : « Je ne trouve plus mes mots, je ne peux plus lire le journal. » Commentaire : L'anamnèse contextualise l'AVC (date, localisation, durée d'hospitalisation), documente l'évolution entre la phase aiguë et la consultation en libéral, et mentionne la plainte du patient. Cette chronologie est essentielle pour comprendre la dynamique de récupération et fixer des objectifs réalistes.
Extrait 2 : Tableau des scores (tests normés)
| Test | Épreuve | Score | Interprétation |
|---|---|---|---|
| MT 86 | Compréhension orale (désignation d'images) | 38/42 | Limite |
| MT 86 | Répétition de mots | 18/30 | Déficit modéré |
| MT 86 | Dénomination orale d'images | 12/30 | Déficit sévère |
| BDAE | Lecture de mots à voix haute | 8/20 | Déficit sévère |
| BDAE | Écriture de mots sous dictée | 3/20 | Déficit sévère |
Extrait 3 : Conclusion et coordination
Le bilan met en évidence une aphasie post-AVC sylvien gauche à prédominance expressive, type Broca, de sévérité modérée à sévère. Les difficultés touchent principalement l'expression orale (agrammatisme, manque du mot sévère, répétition fragile) et l'écrit (alexie-agraphie). La compréhension orale est globalement préservée, ce qui permet d'envisager une rééducation axée sur les stratégies compensatoires et l'enrichissement lexical.
Coordination pluridisciplinaire : Transmission du CRBO au neurologue traitant (Dr Lefèvre, CHU de Bordeaux) et au médecin traitant (Dr Martin). Coordination avec le kinésithérapeute libéral (rééducation motrice du membre supérieur droit) et l'ergothérapeute (adaptation du domicile, reprise des activités de la vie quotidienne). Réévaluation neuropsychologique recommandée à 6 mois pour objectiver l'évolution cognitive globale. Commentaire : La conclusion pose le diagnostic d'aphasie (type Broca, sévérité modérée à sévère) et mentionne explicitement la coordination avec le neurologue, le médecin traitant et les autres rééducateurs. Cette coordination est essentielle dans la prise en charge post-AVC et doit être documentée dans le CRBO. Générer ma trame CRBO personnalisé → Générer ma trame CRBO personnalisé
Gagner du temps sur la rédaction sans sacrifier la conformité
Disposer d'un exemple est un point de départ, mais la rédaction d'un CRBO reste chronophage. Selon les données terrain, un CRBO complet demande entre 1h30 et 2h de rédaction (passation + cotation + analyse + frappe). Trois leviers complémentaires permettent de réduire ce temps sans sacrifier la conformité réglementaire.
Travailler avec une trame pré-structurée par pathologie
Une trame adaptée à chaque domaine évite les oublis de section. Les exemples ci-dessus peuvent servir de trames à vider et re-remplir, à condition de ne jamais copier-coller les formulations cliniques. Une trame dyslexie contiendra par exemple les encarts « anamnèse scolaire », « tests de lecture », « tests d'orthographe », « projet thérapeutique langage écrit ». Une trame aphasie contiendra « contexte neurologique », « tests de langage oral », « évaluation écrite », « coordination pluridisciplinaire ». Cette méthode réduit le temps de mise en forme et garantit l'exhaustivité des sections obligatoires.
Rédiger dans la journée du bilan
La passation est fraîche, les observations sont précises, les nuances cliniques ne s'oublient pas encore. Programmer un créneau de 45 minutes après chaque bilan est la mesure organisationnelle la plus efficace. Un CRBO rédigé trois semaines après la passation demande de tout ressortir : feuilles de cotation, notes manuscrites, souvenirs de la séance… et rallonge le temps de rédaction de 30 à 50%.
Utiliser un outil d'aide à la rédaction IA
Ortho.ia génère un CRBO complet à partir de la dictée vocale des observations et des scores photographiés. Le résultat respecte l'architecture de l'arrêté du 25 juillet 2023, les données patient sont pseudonymisées avant envoi à l'IA, et le document est exportable en PDF signé. La rédaction passe de 2h à 15-20 minutes de relecture et d'ajustements cliniques.
Simplifiez la rédaction de vos CRBO, gagnez un temps précieux et assurez la conformité.
Découvrez comment Ortho.ia réduit drastiquement le temps passé à rédiger vos comptes rendus de bilan orthophonique, tout en garantissant leur conformité réglementaire et la sécurité de vos données patient.
Générer ma trame CRBO et découvrir Ortho.ia →FAQ : questions fréquentes sur les exemples de CRBO
Peut-on utiliser un exemple de CRBO comme modèle à copier-coller ?
Non. Un exemple sert de référence structurelle et de repère rédactionnel, pas de modèle textuel à dupliquer. Copier-coller les formulations cliniques est déontologiquement problématique (chaque CRBO doit refléter les données réelles du patient) et fragilise le dossier en cas de contrôle CPAM. Les exemples proposés ici sont explicitement fictifs et anonymisés.
Quelle longueur pour un CRBO conforme en 2024-2025 ?
Il n'y a pas de longueur réglementaire fixée. En pratique : 3 à 5 pages pour un bilan initial pédiatrique standard, 4 à 6 pages pour un bilan neurologique adulte. Ce qui compte n'est pas la longueur mais la complétude des six sections obligatoires. Un CRBO de 2 pages qui documente tous les axes est préférable à un CRBO de 8 pages redondant.
Faut-il joindre les feuilles d'étalonnage au CRBO ?
Non, ce n'est pas obligatoire pour l'envoi au prescripteur. Les feuilles de cotation sont conservées dans le dossier patient. Elles peuvent être transmises au service de contrôle médical de la CPAM si celui-ci en fait la demande.
Comment formuler le diagnostic dans un CRBO ?
Le diagnostic doit utiliser un terme nosologique reconnu (TDL, dyslexie-dysorthographie, aphasie, dysphagie…), préciser sa sévérité (légère, modérée, sévère) et ses axes touchés. Éviter les formulations en creux (« difficultés persistantes ») qui ne posent pas de diagnostic et fragilisent le dossier.
Un exemple de CRBO enfant est-il utilisable pour un adulte ?
Non. La structure reste identique mais le contenu de chaque section diffère profondément : l'anamnèse d'un enfant documente le développement et le cursus scolaire, celle d'un adulte documente les antécédents médicaux et l'histoire de la pathologie neurologique ou fonctionnelle. Les tests sont différents, les axes d'évaluation aussi. Voir notre article sur les différences entre CRBO enfant et CRBO adulte pour une analyse complète.
Les modèles proposés sont-ils conformes à l'arrêté du 25 juillet 2023 ?
Oui. Chaque modèle suit l'architecture rédactionnelle définie par l'avenant n°20 à la convention nationale des orthophonistes (arrêté du 25 juillet 2023) : objet du bilan, anamnèse, évaluation par axe, tests normés avec scores, diagnostic orthophonique avec libellé NGAP, projet thérapeutique structuré.
En résumé
Rédiger un CRBO conforme demande de respecter six sections non négociables : objet du bilan, anamnèse, évaluation par axe, tests normés, diagnostic orthophonique, projet thérapeutique. Les 12 modèles présentés dans cet article couvrent les profils les plus prescrits en libéral et respectent l'architecture réglementaire de l'arrêté du 25 juillet 2023. Trois leviers permettent de gagner du temps sans sacrifier la conformité : travailler avec des trames pré-structurées, rédiger dans la journée du bilan, et utiliser un outil d'aide à la rédaction IA comme Ortho.ia.
- Les modèles sont fictifs et anonymisés, à des fins pédagogiques uniquement.
- Un exemple ne se copie-colle pas : il sert de référence structurelle, pas de modèle textuel.
- Le diagnostic doit être explicitement posé, avec terme nosologique, sévérité et axes touchés. Générer ma trame CRBO → Générer ma trame CRBO
Les exemples de CRBO présentés dans cet article sont entièrement fictifs. Les patients, scores, diagnostics et projets thérapeutiques sont inventés à des fins pédagogiques uniquement. Ils ne constituent en aucun cas un CRBO pouvant être remis à un prescripteur, versé dans un dossier patient ou présenté à la CPAM. Chaque compte rendu de bilan orthophonique doit être rédigé par l'orthophoniste qui a conduit le bilan, refléter fidèlement les données cliniques réelles du patient évalué, et être signé et daté par le professionnel responsable. La rédaction du CRBO engage la responsabilité professionnelle de l'orthophoniste. En cas de doute sur les obligations réglementaires, consultez les ressources officielles de la [Fédération Nationale des Orthophonistes](https://www.fno.fr) et les textes disponibles sur [Légifrance](https://www.legifrance.gouv.fr).