Retraite CARPIMKO d'une orthophoniste : âge, calcul et demande
Carpimko retraite : les trois pensions d'une orthophoniste libérale, l'âge de départ, le calcul en points et la marche à suivre pour demander sa pension.

Votre pension d'orthophoniste libérale additionne jusqu'à trois régimes à points. Son montant se lit sur votre relevé de carrière, régime par régime, et non dans un pourcentage moyen trouvé en ligne. Ce guide pose la règle de calcul et l'âge de départ sur les textes officiels. Puis la marche à suivre d'une orthophoniste qui part : demande, Assurance Maladie, patientèle, dossiers.
Les cotisations que vous payez aujourd'hui sont traitées dans le calcul de vos cotisations CARPIMKO. Ici, on regarde l'autre bout : la pension que ces cotisations vous rapporteront, et comment la demander.
Combien rapporte la retraite CARPIMKO d'une orthophoniste ?
La retraite d'une orthophoniste libérale additionne trois pensions à points. La retraite de base des professions libérales, la retraite complémentaire CARPIMKO et, pour les conventionnées, l'ASV. Chaque pension se calcule en multipliant les points acquis par la valeur du point. Le montant se lit donc sur votre relevé, étage par étage, pas sur une moyenne.
Pour la base, le code de la sécurité sociale l'écrit sans détour. La pension « est obtenue par le produit du nombre total de points porté au compte de l'intéressé par la valeur de service du point » (article L643-1). Service-public indique une valeur du point de 0,6599 € depuis le 1er janvier 2026.
Pour la complémentaire, la règle est la même. Le règlement du régime, approuvé par arrêté du 10 juillet 2026, la pose à son article 8. La retraite complémentaire « est égale au produit de la valeur du point par le nombre total de points acquis ». La valeur du point est fixée chaque année par le conseil d'administration de la caisse.
L'ASV correspond au régime des prestations complémentaires de vieillesse (PCV) du code de la sécurité sociale. Elle suit aussi la formule points multipliés par valeur de service. Cette valeur est fixée par décret, et non par la caisse (article L645-5 du code de la sécurité sociale).
| Étage | Qui y a droit | Calcul | Valeur du point |
|---|---|---|---|
| Retraite de base des professions libérales | Toute orthophoniste libérale affiliée | Points × valeur de service du point | 0,6599 € depuis le 1er janvier 2026 (service-public) |
| Retraite complémentaire CARPIMKO | Toute orthophoniste libérale affiliée | Points × valeur du point | Fixée chaque année par le conseil d'administration de la CARPIMKO |
| ASV (prestations complémentaires de vieillesse) | Les orthophonistes ayant exercé au moins un an en activité conventionnée | Points × valeur de service du point | Fixée par décret |
Ce tableau dit ce que vous devez lire sur votre relevé : trois soldes de points, pas un. Avant de croire un résultat, vérifiez qu'il repose sur vos soldes réels, et non sur une carrière type. Sans au moins un an d'activité conventionnée, pas d'ASV : deux soldes seulement.
L'ASV a une particularité qui compte pour la suite : les caisses d'assurance maladie participent au financement de sa cotisation d'ajustement (article L645-3). La part exacte prise en charge pour les orthophonistes relève de la convention, pas de cet article.
À éviter : estimer votre pension à partir d'un pourcentage de votre dernier revenu, lu sur une page de conseil en patrimoine. Ce chiffre ne tient compte ni de vos années salariées, ni de votre conventionnement. À préférer : relever vos trois soldes de points et les multiplier par la valeur du point de l'année. C'est la seule estimation qui vous concerne.
Le régime complémentaire a changé de mode de cotisation au 1er janvier 2026. C'est l'arrêté du 14 novembre 2025 qui a modifié ses statuts. Ce changement touche la façon d'acquérir des points, pas la formule de la pension. Le détail de la nouvelle cotisation figure dans l'article consacré aux cotisations CARPIMKO.
À quel âge une orthophoniste libérale peut-elle partir ?
Chez les libéraux, la retraite se demande à partir de l'âge légal du régime général (article L643-3, renvoi à l'article L351-1). Votre âge dépend donc de votre année de naissance.
Pour le régime général, service-public publie le tableau ci-dessous, applicable depuis le 1er septembre 2026. Sa page vise les salariés et les fonctionnaires, pas les libéraux. Faites confirmer votre âge par votre caisse avant de fixer une date.
| Année de naissance | Âge légal depuis le 1er septembre 2026 | Trimestres requis |
|---|---|---|
| 1964 | 62 ans et 9 mois | 170 |
| Du 1er janvier au 31 mars 1965 | 62 ans et 9 mois | 170 |
| Du 1er avril au 31 décembre 1965 | 63 ans | 171 |
| 1966 | 63 ans et 3 mois | 172 |
| 1967 | 63 ans et 6 mois | 172 |
| 1968 | 63 ans et 9 mois | 172 |
Pour les personnes nées à partir du 1er janvier 1969, la fiche des professions libérales de service-public indique un âge légal de 64 ans.
L'âge légal ouvre le droit de partir. Il ne garantit pas une pension complète. Trois mécanismes jouent ensuite, au régime de base comme à la complémentaire :
- La décote. Il manque des trimestres ? La pension de base est minorée de 1,25 % par trimestre manquant, dans la limite de vingt trimestres (article R643-7). La complémentaire CARPIMKO applique le même abattement de 1,25 % par trimestre manquant (article 4 de son règlement).
- Le taux plein automatique. La décote disparaît à l'âge prévu par l'article L351-8, auquel renvoie l'article R643-7. Cet article vise l'âge légal augmenté de trois années, quel que soit le nombre de trimestres. La complémentaire suit l'âge du taux plein du régime de base.
- La surcote. Vous continuez au-delà de l'âge légal avec tous vos trimestres ? La pension de base est majorée de 1,25 % par trimestre accompli depuis le 1er septembre 2023 (0,75 % avant cette date, article R643-8). À la complémentaire, la majoration est de 1,25 % par trimestre entier d'ajournement après l'âge du taux plein, dans la limite de vingt trimestres.
Les prestations complémentaires de vieillesse se liquident à 65 ans révolus, ou à 60 ans en cas d'inaptitude constatée. Un départ anticipé est possible dès 60 ans, avec un coefficient réduit (articles 3 et 4 du règlement PCV de la CARPIMKO). Il vaut 0,75 à 60 ans, puis 0,80, 0,85, 0,90 et 0,95 à 64 ans. Partir à l'âge légal de base peut donc signifier une ASV réduite.
Avant de fixer votre date, posez-vous ces questions dans l'ordre :
- Quelle est mon année de naissance, et donc mon âge légal dans le tableau ?
- Combien de trimestres figurent sur mon relevé, tous régimes confondus ?
- Combien m'en manque-t-il, et combien me coûteraient-ils en décote ?
- Ai-je exercé au moins un an en activité conventionnée, donc ai-je une ASV ?
- Si oui, est-ce que j'accepte le coefficient de l'ASV pour partir avant 65 ans ?
Cas fictif : une consœur a tous ses trimestres à l'âge légal. Elle veut s'arrêter tout de suite. Sa base et sa complémentaire sont complètes, mais son ASV serait minorée. Elle compare deux options : partir et accepter le coefficient, ou garder une activité réduite jusqu'à l'âge de l'ASV. La seconde option est traitée plus bas, avec la retraite progressive.
Demander sa pension CARPIMKO : la marche à suivre
Une seule demande, en ligne, suffit pour tous vos régimes. Service-public la décrit ainsi : « une seule demande qui est transmise automatiquement à l'ensemble des caisses de retraite », de base et complémentaires. La CARPIMKO la reçoit avec les autres. Le reste du départ, en revanche, vous appartient : Assurance Maladie, patientèle, dossiers.
Le délai conseillé varie selon les fiches officielles. La fiche générale de service-public parle d'au moins cinq mois avant le départ. La fiche consacrée à la protection sociale du professionnel libéral parle d'au moins six mois. La fiche retraite des libéraux, elle, parle du trimestre qui précède le départ. Vérifiez le délai auprès de la CARPIMKO, et déposez votre demande largement en amont.
La date d'effet a aussi sa règle au régime des libéraux. La pension de base entre en jouissance « au premier jour du trimestre civil » qui suit la demande (article R643-6). L'article R643-1 prévoit en principe une radiation au premier jour du trimestre civil qui suit la fin de l'activité. Caler votre dernier jour de consultation sur une fin de trimestre aligne radiation et départ.
Voici la marche à suivre, dans l'ordre. Elle se cale sur la date de départ que vous visez.
- Consulter votre relevé de carrière. Il se consulte à tout âge sur votre compte retraite en ligne. Repérez les années vides, les trimestres salariés absents, les enfants non pris en compte.
- Demander les corrections. Service-public indique qu'une correction peut être demandée à partir de 55 ans. Ne la gardez pas pour le dernier semestre.
- Choisir votre date de départ. Visez le premier jour d'un trimestre civil, en tenant compte de l'âge de l'ASV si vous êtes conventionnée.
- Déposer la demande unique en ligne, dans le délai confirmé par votre caisse.
- Préparer vos patients et vos prescripteurs. Annoncez votre départ, orientez les suivis en cours, terminez ou transmettez les bilans engagés.
- Informer votre CPAM. L'avenant n° 16 à la convention des orthophonistes le prévoit (article 14). La caisse de rattachement est informée « dans un délai de deux mois ».
- Régler le sort des dossiers patients, avec ou sans successeur (voir l'encadré ci-dessous).
Selon la FNO, avec un successeur, vous lui laissez l'ensemble de vos dossiers en cours, archives comprises. Sans successeur, vous emportez vos dossiers en cours et toutes vos archives, et c'est à vous d'informer vos patients. Une collaboratrice emporte les dossiers de sa patientèle personnelle.
La FNO recommande aussi une durée de conservation des dossiers de 20 ans à compter de leur clôture, sans citer de texte propre aux orthophonistes libérales. Elle est de 10 ans à compter du décès pour un patient décédé. Pour un mineur, la conservation est prolongée jusqu'à ses 28 ans si les 20 ans s'achèvent avant. Emporter ses archives engage donc pour longtemps : prévoyez un lieu de stockage sûr.
Exemple, à adapter : message aux prescripteurs qui vous adressent des patients.
« Docteur, je cesse mon activité libérale au [date]. Les suivis en cours seront repris par [nom de la consœur], [adresse du cabinet], à qui je transmets les dossiers avec l'accord des patients. Les bilans demandés après le [date] ne pourront plus être réalisés à mon cabinet. Je vous remercie de vos adresses pendant ces [nombre] années. »
Les derniers mois sont aussi ceux des derniers comptes rendus de bilan. La consœur qui reprend un suivi lira le vôtre avant de voir le patient.
Les derniers bilans avant le départ
Les comptes rendus des patients que vous transmettez ne peuvent pas attendre. Ortho.ia rédige le CRBO à partir de vos résultats, vous relisez et vous signez.
Voir un CRBO rédigé avec Ortho.ia →Si vous cédez votre cabinet, la cession se prépare en parallèle de la demande de retraite. Le cadre juridique et fiscal est détaillé dans le guide pour céder votre patientèle, y compris l'exonération de plus-value liée au départ en retraite.
Vérifier son relevé de carrière avant de partir
Votre relevé de carrière rassemble ce que vos caisses savent de votre parcours. Une année qui n'y figure pas mérite d'être vérifiée avant qu'elle ne vous manque. Le vérifier des années avant le départ vous laisse le temps de réunir les justificatifs. Le faire le mois d'avant vous oblige à choisir entre partir avec un trou ou décaler.
Trois situations méritent une lecture attentive chez une orthophoniste.
La carrière mixte. Vous avez été salariée à l'hôpital, en centre ou en association avant de vous installer, ou en parallèle. Chaque régime auquel vous avez cotisé vous verse sa propre pension. Votre demande unique leur est transmise à tous. Vérifiez que chaque employeur et chaque année apparaissent.
La maternité. Au régime de base des libéraux, l'accouchement pendant une année d'affiliation donne des points. Ils sont attribués au titre du trimestre de l'accouchement (article L643-1). Le code prévoit aussi une majoration de durée d'assurance de quatre trimestres au titre de la maternité. Il en prévoit quatre autres pour l'éducation de chaque enfant mineur (article L351-4, applicable aux libéraux par l'article L643-1-1).
Les années d'études et les années incomplètes. Le régime de base des libéraux permet de cotiser pour ces périodes. La limite est de douze trimestres d'assurance, à un prix qui garantit la neutralité actuarielle (article L643-2). Pour la formation initiale, un tarif réduit est possible si la demande intervient dans les dix ans qui suivent la fin des études.
Les trimestres décident de la décote. Les points décident du montant. Lisez les deux colonnes de votre relevé, pas seulement la durée d'assurance.
Questions à vous poser devant votre relevé :
- Mes années de salariat figurent-elles toutes, avec le bon employeur ?
- Mes années d'installation en libéral sont-elles complètes, y compris la première ?
- Mes accouchements et mes enfants sont-ils pris en compte ?
- Ai-je des années d'études que je pourrais encore racheter ?
- Mes trois soldes de points (base, complémentaire, ASV) sont-ils présents ?
Cas fictif : une consœur a travaillé plusieurs années en centre de rééducation, puis s'est installée. Son relevé affiche bien ses années libérales. Une année salariée manque, faute de déclaration de l'employeur. Elle retrouve ses bulletins de salaire et demande la correction. Elle le fait dès qu'elle en a le droit, sans attendre de connaître sa date de départ.
À éviter : attendre la demande de retraite pour lire le relevé pour la première fois. À préférer : le consulter tous les deux ou trois ans, comme on relit un dossier patient avant un renouvellement. Les erreurs se corrigent mieux quand les justificatifs sont encore à portée de main.
Partir, cumuler ou réduire son activité : comment choisir ?
Partir à la retraite n'oblige pas à fermer le cabinet du jour au lendemain. Trois scénarios se comparent : la cessation totale, le cumul emploi-retraite, ou la retraite progressive. Cette dernière verse une fraction de pension pendant une activité réduite. Chacun a ses conditions, et l'ASV pèse dans le choix si vous êtes conventionnée.
La retraite progressive est ouverte aux libérales. La fiche des professions libérales de service-public fixe l'âge d'entrée dans le dispositif à 60 ans. Le code de la sécurité sociale en pose les conditions pour une activité non salariée :
- avoir au moins 60 ans (article D161-2-24) ;
- justifier de 150 trimestres dans un ou plusieurs régimes de base (article R161-19-5) ;
- tirer de l'activité conservée un revenu annuel d'au moins 40 % du SMIC brut (article D161-2-24-1) ;
- réduire ses revenus professionnels de 20 % à 60 %, par rapport à la moyenne des cinq années avant la demande.
La demande entraîne la liquidation provisoire et le versement d'une même fraction de pension dans tous les régimes (article L161-22-1-5). Le règlement complémentaire CARPIMKO l'applique « dans les mêmes conditions qu'au régime de base » (article 9).
Le cumul emploi-retraite est en cours de réécriture. Service-public annonce de nouvelles règles pour les départs à partir du 1er janvier 2027. Plus de distinction entre cumul intégral et plafonné : seul l'âge compte.
- Avant l'âge légal, les revenus d'activité sont déduits intégralement de la pension.
- Entre l'âge légal et 67 ans, service-public annonce un plafond de 7 000 € bruts annuels et une réduction de 50 % du dépassement. Le décret d'application n'était pas publié lors de la consultation.
- À partir de 67 ans, le cumul est sans plafond, et les cotisations peuvent ouvrir de nouveaux droits.
Cette annonce ne vise pas spécifiquement les professions libérales. Pour un départ en 2026 ou un projet de remplacements après la retraite, interrogez votre caisse par écrit avant de liquider.
| Scénario | Condition principale | Ce qui change au cabinet |
|---|---|---|
| Cessation totale | Âge légal atteint ; décote si trimestres manquants avant le taux plein automatique | Fermeture ou cession, CPAM informée dans les deux mois, dossiers confiés ou emportés |
| Retraite progressive | 60 ans, 150 trimestres, revenu d'au moins 40 % du SMIC brut, baisse de revenus de 20 % à 60 % | Activité réduite, fraction de pension versée par tous les régimes |
| Cumul emploi-retraite | Pensions liquidées ; règles par âge pour les départs à partir du 1er janvier 2027 | Activité reprise ou poursuivie, par exemple en remplacement, après confirmation écrite de la caisse, conseillée |
Pour choisir, une marche à suivre en quatre temps :
- Calculer votre âge légal et votre taux plein automatique avec le tableau plus haut.
- Repérer l'âge de votre ASV et le coefficient appliqué si vous partez avant 65 ans.
- Estimer le revenu d'une activité réduite. Atteint-il 40 % du SMIC brut ? Votre baisse de revenus reste-t-elle entre 20 % et 60 % ?
- Décider de la forme du départ. Une cession se prépare tôt. Une activité réduite peut prendre la forme de demi-journées, ou de remplacements encadrés par un contrat.
Cas fictif : une consœur conventionnée atteint son âge légal deux ans avant 65 ans. Elle ne veut pas d'ASV minorée et ne veut plus de semaines pleines. Elle passe en retraite progressive : elle garde trois demi-journées et perçoit une fraction de pension. À 65 ans, elle liquide tout et cède sa patientèle. Ce cas est à adapter à vos chiffres, après lecture de votre relevé.
Enfin, une fois le revenu libéral arrêté, l'impact fiscal de la dernière année se prépare avec votre expert-comptable. Le comparatif BNC et micro-BNC aide à lire votre dernière déclaration. Pour relire ce que l'installation avait mis en place, et le défaire dans l'ordre, voir le guide de l'installation en libéral.
FAQ
Que devient la retraite CARPIMKO d'une orthophoniste à son décès ?
Chaque étage a sa réversion. La complémentaire CARPIMKO verse 60 % au conjoint survivant, en principe à 65 ans, avec deux ans de mariage sauf enfant. L'ASV verse 50 %, dès 65 ans. La base renvoie aux règles de réversion du régime général, dont le taux est fixé à 54 %. Une seule demande en ligne vaut pour tous les régimes.
Une orthophoniste salariée avant de s'installer touche-t-elle plusieurs pensions ?
Oui : chaque régime auquel vous avez cotisé vous verse sa pension, calculée selon ses propres règles. Vous n'avez pourtant qu'une demande à faire. La demande unique en ligne est transmise automatiquement à l'ensemble de vos caisses, de base et complémentaires. Vérifiez seulement que vos années salariées figurent bien sur votre relevé de carrière.
Le congé maternité compte-t-il pour la retraite d'une orthophoniste libérale ?
Oui, de deux façons. Au régime de base des libéraux, l'accouchement survenu pendant une année d'affiliation ouvre des points au titre du trimestre concerné. Le code de la sécurité sociale ajoute quatre trimestres de durée d'assurance pour la maternité. Il en ajoute quatre autres pour l'éducation de chaque enfant mineur.
Peut-on racheter ses années d'études d'orthophonie ?
Oui, au régime de base des professions libérales. Le versement de cotisations couvre les périodes d'études et les années incomplètes, dans la limite de douze trimestres. Le calcul garantit la neutralité actuarielle. Un tarif réduit est possible pour la formation initiale, à condition de demander le rachat dans les dix ans qui suivent la fin des études.
Sources (consultées en octobre 2026)
- Légifrance, code de la sécurité sociale, régime des professions libérales (articles L643-1 à L645-5)
- Légifrance, code de la sécurité sociale, articles R643-1 à R643-12 (date d'effet, décote, surcote)
- Légifrance, article L351-8 (taux plein automatique)
- Légifrance, arrêté du 10 juillet 2026 approuvant les règlements du régime complémentaire et du régime PCV de la CARPIMKO
- Légifrance, arrêté du 14 novembre 2025 modifiant les statuts du régime complémentaire CARPIMKO
- Légifrance, articles D161-2-24 à D161-2-24-7 (retraite progressive)
- Légifrance, décret n° 2023-751 du 10 août 2023
- Légifrance, avenant n° 16 à la convention nationale des orthophonistes, article 14
- Service-public, suspension de la réforme des retraites : âges et trimestres depuis le 1er septembre 2026
- Service-public Entreprendre, régime de retraite de l'entrepreneur individuel (profession libérale)
- Service-public Entreprendre, protection sociale du professionnel libéral
- Service-public, je prépare ma retraite (demande unique, relevé de carrière)
- Service-public, nouvelles règles du cumul emploi-retraite au 1er janvier 2027
- Service-public, pension de réversion
- Légifrance, arrêté du 15 juillet 2011 approuvant l'avenant n° 12 à la convention nationale des orthophonistes (participation des caisses aux cotisations PCV)
- Légifrance, article L161-22-1-5 (retraite progressive)
- Légifrance, articles R161-19-5 à R161-19-11 (retraite progressive, 150 trimestres)
- Légifrance, article L351-4 (majorations de durée d'assurance pour enfants)
- Légifrance, article 151 septies A du code général des impôts (plus-value et départ en retraite)
- FNO, tout savoir sur la CARPIMKO et son fonctionnement (ASV)
- FNO, conservation des archives dans un cabinet d'orthophonistes